mardi 9 octobre 2012

Le nightlife de Banfora


Samedi soir dernier, après un succulent souper chez une famille de coopérant, nous sommes allé tester le nightlife de Banfora. Depuis mon arrivée, il régnait une aura de mystère autour de cette question de la vie nocturne de la ville. Il y avait le Diesel, pas très loin de chez nous d’ailleurs, juste assez trash pour être divertissant, surtout si on arrive à retenir sa respiration à côté des « toilettes » ( sur un plancher de terre battue, la délimitation des toilettes est rarement très précise…).

Depuis un peu plus d’une semaine, j’entendais parlé du « Mistral », un bar, quelque part par là-bas, qui, selon certains, serait LA place où aller le samedi et le dimanche soir pour danser le coupé-décalé… C’est donc là que nous sommes allés samedi soir dernier. Déjà, le bar a une belle affiche extérieur. Ça augure mieux que le Diesel qui a shooté son nom en cacanne sur le mur extérieur.

Le coupé-décalé. Ça aussi, j’en avais beaucoup entendu parlé. Habituée au reggeaton explicite de Cuba, j’avais bien hâte de voir de quoi aurait l’air la danse urbaine branchée du Burkina. Oh boy. Ou plutôt, WTF. Malgré mes années de cours de danse divers, je n’ai toujours pas compris, ne serait-ce que le début de quelque chose. J’attends toujours la preuve irréfutable que cette danse est autre chose que du gros n’importe quoi. J’aimerais bien vous expliquer à quoi ça ressemble, mais c’est justement ça le problème. Ça ressemble à rien. Rien. Niet, nada, switjhcoe. Et ça m’apparaissait souvent offbeat.

Chose drôle, à certains moments, les hommes dansent un peu comme dans Im sexy and I know it. Ils se font aller l’anaconda entre hommes. Samedi, il devait y avoir, gros max, six filles dans la place. La dernière fois que j’ai vu autant d’hommes danser entre eux, c’était quelque part sur ste-catherine, à l’est de St-Denis… Et, comme dans tout bar, il y avait UN dude trop dedans, avec un chandail bien moulant « Believe in yourself », qui se dandinait en prenant trop d’espace, en chantant par-dessus la musique, en encourageant les gens à danser plus. Un genre de G.O sur le speed.

 Pour le reste, mon mandat de travail s’est précisé : je vais, entre autres, donnés diverses formations aux animateurs et journalistes de la radio, les soutenir pour leur service d’information, et toutes autres tâches connexes. 

Je prendrai des photos cette semaine promis-jurés. Ce matin j’avais déjà trop de trucs à traîner.

lundi 1 octobre 2012

En direct de Munyu

Ma bécane flamboyante avant son pimpage
L'association de femme pour laquelle je travaillle ( http://www.munyu-burkina.org/ ) possède une des radios les plus populaires de la région. Mon mandat de stage, qui à la base devait se concentrer sur leur publication trimestriel, a changé. Chaque jour de la semaine, je gravis la colline qui me mène à cette radio. J'aurai bientôt des confirmations concernant ce que je ferai exactement, même si, bon, le contexte étant ce qu'il est, tout peut encore changer.

J'ai fait pimper mon vélo: deux belles pédales vertes et une petite job de soudure pour le guidon... qui auparavant tenait avec du duct tape.

J'aurai bientôt des photos du magnifique paysage entourant la station de radio. En attendant, en voici quelques unes random...


Paon courrant à toute vitesse (not), dans un parc/zoo à Ouaga


Notre terrasse à la villa

lundi 24 septembre 2012

Première semaine à Banfora


Nous sommes débarquées à Banfora il y a maintenant plus d’une semaine. Ici, à peu prêt tout est différent de Ouagadougou. On peut traverser une rue sans risquer sa vie, on peut marcher plus de 2 minutes sans se faire harceler par des vendeurs de n’importe quoi. C’est aussi beaucoup plus frais ici. Quelques nuages persistent à faire durer un peu plus longtemps la saison des pluies.

Nous (nous étant moi et les deux autres stagiaires installées à Banfora) sommes installées dans une sympathique villa, avec intimité relative à cause du mur mitoyen avec les voisins. 

Je ne sais pas ce qui me prend, mais je n’ai jamais autant mangé de viande qu’ici. Il faut dire que le poulet braisé est particulièrement savoureux. Et qu’ils mettent de la viande dans les riz-sauce aux légumes…

Je commence officiellement le travail aujourd’hui, après une semaine d’introduction à visiter les différents départements de l’association Munyu, association de femmes pour laquelle je vais travailler durant ces maintenant-cinq-mois de stage.

J’ai un vélo pour aller travailler. Pire rapport qualité prix ever : l’équivalent d’environs 75$ pour une merde chinoise roulante. Je me demande bien qui est l’ingénieur à deux balles qui a conçu ce truc à roues dont le guidon ne tient pas en place, avec des pédales qui menacent de se détacher à tout moment. Je vais tougher cette semaine et voir le week-end prochain pour me prendre un VTT qu’ils appellent (c’est-à-dire, un vélo normal, tsé, avec des vitesses et des pièces qui tiennent).

Aussi, faites attentions aux vêtements que vous envoyé en Afrique. La hippie que je suis risque d’en acheter dans un kiosque sur le bord d’une rue. J’ai d’ailleurs une nouvelle camisole rose du H&M pour l’équivalent de 1$.

Pour le moment je n’ai pas de photos, j’en ai que très peu d’ici et j’attends un peu pour faire un transfert.

samedi 8 septembre 2012

Première semaine à Ouaga

Après un vol de nuit dans probablement la pire compagnie aérienne que j'ai utilisé dans ma vie, j'ai débarqué à Casa Blanca, au Maroc, pour une escale d'une journée. Casa Blanca c'est urbain, mais ça sent un peu la mer au loin. Et, semble-t-il, c'est toujours en construction. Après une promenade sur les rempart, une non-visite de la grande mosquée et un saut au souk centrale, retour à l'hotel pour une douche, un buffet et un autre vol de nuit sur Royal Air maroc. Royal air maroc, qui n'a pas de télé pour les vols long courrier, mais qui vous nourrit sans arrêt et à toute heures de la nuit. J'ai pas mal l'intention de prendre les quelques jours de lousse entre la fin de mon contrat et mon debriefing pour me magasiner une théière, faire un saut à la mer, et tester une boîte de nuit marocaine.

Arrivée à Ouagadougou

Oua-ga-dou-gou. J'ai un faible pour les noms de villes africaine. Ici, ça sent le bois brûlé et un peu les brochette de poulet. Le gaz et la poussière aussi. Estomac de jeunes canadiennes oblige, nous n'avons pas tester la bouffe de rue. J'ai eu un coup de coeur pour un petit resto sénégalais. À Ouaga il y a même des restos indiens et un vietnamiens. Pour l'instant, je ne ressens pas encore mon besoin d'avoir un fix de pho ou de pain naan.



Jusqu'à maintenant, nous avons passé la semaine à s'installer et avoir de la formation au bureau d'Oxfam. Mes deux futures colocs et moi partons pour Banfora vendredi prochain.

lundi 3 septembre 2012

Aaaaaaaaaaaaaaaaaatiwinga tatati tiwawa

Premier message d'une nouvelle série, en direct de l'aéroport. Pour les rares qui ne le savent pas, je pars faire un stage avec Oxfam, au Burkina faso, pour 5 mois et demi. Je vais travailler avec une ONG locale qui possède déjà une radio, mais qui tente de faire un journal papier / web.

J'ai rarement été aussi zen avant de partir. Il faut dire que c'est la première fois, depuis assez longtemps, que je sais exactement où je vais et comment je vais me rendre. Et que tout est organisé, et que je ne suis pas toute seule comme une grande.


Élections demain: j'ai déjà voté par anticipation, et je compte sur vous pour ne pas me faire honte!

Demain, je serai à Casablanca pour une longue escale et après hop à Ouagadougou. Dieu que j'aime les noms de capitales africaines.

On se revoit en février!!!


vendredi 17 février 2012

Deux mois plus tard

Presque deux mois ce sont écoulés depuis mon retour de Cuba et je commence officiellement mon montage. Le tournage s'est déroulé assez bien malgré les trillions de machins compliqués pour rien qui se sont pitchés sur mon chemin.

Eh oui, je suis réellement aller dans un tout inclus, 5 jours. Mois ça. Je n'avais jamais rien voulu savoir de ce type de voyage, et je me suis dis que combattre mes préjugés ne pouvait pas me faire de tort. Et bien c'était la première et la dernière fois. Horrible. Non pas que la bouffe était mauvaise ou l'hotel malpropre ( et puis souvenez-vous que je suis dure à impressionner en terme d'insalubrité et de bouffe bizarre ).

Le fake, grand dieu, le fake. Tout est FAKE. Je n'étais plus à Cuba. J'étais dans un no man's land tropical envahie par des blancs pas-de-classe. J'étais catapultée dans une carte postale du début des années 90. Plus jamais. Même en chaise roulante je me trouverais une autre option. L'alcool était bien gratuit, mais quand je repense aux grosses bière à 25cents au Laos, non, ça ne vaut pas la peine.

Il y a aussi que, pour moi, prendre des vacances, c'est surtout prendre des vacances du monde. J'ai l'air ben sociable de même, mais vit en moi un ermite de 85 ans qui tire sur les étranges avec une carabine à plombs. Ce qui veut dire que pour moi, prendre des vacances, c e n'est surtout pas passer la journée à entendre des choses comme "le poulet est tu bon icitte?", "Tab** de Cal** que c'est beau la mer, mais c't'un peu trop salée", "Le monde sont pauvres icitte", sans compter un festival de l'accent de Georges St-Pierre.

Je dois quand même décerner la deuxième cocasserie de l'année donnée au spectacle de nage synchronisé... dans une piscine où tous les danseures avaient clairement pieds. Voir la liste ci-dessous pour la première cocasserie.

Pour résumé le reste de mon séjour, voici la liste des choses illégales que je me suis quand même retrouvé à faire, plus ou moins volontairement:

1-Être étrangère et aller dans la Sierra Maestra
2-Être étrangère et aller dans la Sierra Maestra avec un équipement de tournage ( et faire semblant de faire partie de la crew de la tv locale... Ce qui m'amène à la première cocasserie de l'année. Durant un spectacle, là où je n'ai pas pas vraiment le droit d'être avec un visa de touriste, avec une caméra que je n'ai pas vraiment le droit d'utiliser, j'essaie d'être subtile. Au conseil d'un gars de la troupe, je range même mon équipement, au cas où... 10 secondes plus tard, le clown de la troupe crie : Nous sommes la Guerrilla de Theatreros et nous avons aujourd'hui, notre amie Melissa, du Canada, qui vient faire une documentaire... bla bla bla. L'art de se faire "blower" son cover par un clown à la voix agressante...)
3-Filmer les policiers ( Tout de même pas de ma faute s'ils viennent crasher mes beautyshots. 2 fois.)
4- Habiter chez l'habitant ( Tout de même pas de ma faute si mon visa d'artiste s'est pas rendu à temps )

Pour terminer, dans la série des "j'ai eu peur pour rien", j'étais un peu stressée à mon départ car 1.J'avais un des pire hung over de ma vie,
2.Je me retrouvais avec un navette vers l'aéroport qui m'a déposé 45 minutes avant mon vol,
3.J'avais tout mon stock, dont 2 disques durs à moitié pleins de matériel vidéo,
4.Mon visa était expiré depuis 6 jours...
Et le douanier, charmé par mes cheveux blond scraps, mes cernes et le fait que je sois la seule touristes sur 200 qui parle espagnol, n'a même pas mentionné mon visa, et s'est bien câl*** de ce que j'avais dans mes baggages à mains.

Un jour vous verrai le résultat, promis.

Le prochain voyage? L'Asie si j'ai du temps, sinon un ptit mois au Mexique question de bronzer un peu et de perdre mon accent hybride quebeco-cubain. Mon prochain projet de fou? Peut-être bien faire mon doc à Beyrouth, mais pour ça, j'ai encore le temps.

PS: ouais ouais, y'aura des photos, quand j'aurai le courage d'en faire le ménage.

vendredi 18 novembre 2011

Du riz, des fèves... et un projet de maîtrise

Cuba. C'est là que, pour moi, tout à commencé. Un premier contact avec le monde extérieur. Un coup de foudre avec la culture lors d'un stage Québec sans frontière. C'est aussi de là que vient "n'importe quoi sauf du riz pis des fèves", sages paroles issues de délire collectifs de jeunes québécois en grave carving de poutine, crème glacée, sushis, fromage... bref, de n'importe quoi... sauf du riz pis des fèves.

Comme la première fois, je résiderai chez l'habitant, loin des resorts et plages remplies de bélugas du Québec. Cette fois-ci, j'y vais seule, pour tourner un documentaire dans le cadre de ma maîtrise en communication. Ici s'arrête les détails, parce que j'en ai encore jusqu'en août à écrire à propos de ce dit projet. Vous lirez mon mémoire!

L'aventure à déjà commencé car je ne sais pas si mes hôtes viendront me chercher à l'aéroport où si je devrai me trouver un taxi dans lequel pourra fitter un gros vélo dans un grosse boîte laide. Ça et que mon visa d'artiste ( pour pouvoir filmer sans se faire chier ) est jammé dans la mail et que je devrais probablement passer plusieurs heures la face dans la bureaucratie cubaine.

J'ai hâte, mais je suis stressée. J'ai l'habitude de partir seule, généralement plus loin et plus longtemps. Mais cette fois-ci, je dois être plus productive que jamais... avec un espagnol qui-en-a-perdu-et-non-j'ai-pas-eu-le-temps-de-réviser-pour-vrai. Bref, j'essaie de rester zen...(yeah right).

Je pars donc demain matin, et reviendrai, comme le Père Noël, tard le soir du 24 décembre. (C'est le moment de chanter en coeur Come home for xmas...dou dou dou ).

Ah oui, et une première à vie, je vais aller dans un resort! Je me suis pris une semaine de plus pour aller sur le bord de la mer. Et il se trouve que la plupart des plages sont shutgunnées par des resorts... je m'en suis trouvé un cheap, un peu crade, comme je les aime.