vendredi 18 novembre 2011

Du riz, des fèves... et un projet de maîtrise

Cuba. C'est là que, pour moi, tout à commencé. Un premier contact avec le monde extérieur. Un coup de foudre avec la culture lors d'un stage Québec sans frontière. C'est aussi de là que vient "n'importe quoi sauf du riz pis des fèves", sages paroles issues de délire collectifs de jeunes québécois en grave carving de poutine, crème glacée, sushis, fromage... bref, de n'importe quoi... sauf du riz pis des fèves.

Comme la première fois, je résiderai chez l'habitant, loin des resorts et plages remplies de bélugas du Québec. Cette fois-ci, j'y vais seule, pour tourner un documentaire dans le cadre de ma maîtrise en communication. Ici s'arrête les détails, parce que j'en ai encore jusqu'en août à écrire à propos de ce dit projet. Vous lirez mon mémoire!

L'aventure à déjà commencé car je ne sais pas si mes hôtes viendront me chercher à l'aéroport où si je devrai me trouver un taxi dans lequel pourra fitter un gros vélo dans un grosse boîte laide. Ça et que mon visa d'artiste ( pour pouvoir filmer sans se faire chier ) est jammé dans la mail et que je devrais probablement passer plusieurs heures la face dans la bureaucratie cubaine.

J'ai hâte, mais je suis stressée. J'ai l'habitude de partir seule, généralement plus loin et plus longtemps. Mais cette fois-ci, je dois être plus productive que jamais... avec un espagnol qui-en-a-perdu-et-non-j'ai-pas-eu-le-temps-de-réviser-pour-vrai. Bref, j'essaie de rester zen...(yeah right).

Je pars donc demain matin, et reviendrai, comme le Père Noël, tard le soir du 24 décembre. (C'est le moment de chanter en coeur Come home for xmas...dou dou dou ).

Ah oui, et une première à vie, je vais aller dans un resort! Je me suis pris une semaine de plus pour aller sur le bord de la mer. Et il se trouve que la plupart des plages sont shutgunnées par des resorts... je m'en suis trouvé un cheap, un peu crade, comme je les aime.

jeudi 9 septembre 2010

Et je rentre à Montréal


Je suis rentrée, saine et sauf... en faisant abstraction d'un rhume que j'ai chopper en dormant, en gougoune, dans l'aéroport de Zurich. Normalement, à mon dernier message, je me concentre sur ce qui m'énerve du pays que je visite, afin de faciliter mon retour. Mais voilà, je suis revenue depuis 2 jours, et je suis atteinte de nostalgie. Et puis je pensais pouvoir enfin porter une mini-jupe, mais non, la pluie et le froid de Zurich m'ont suivi.

Je suis donc rentrée avec un vocabulaire turc d'une trentaine de mots, mais aucune connaissance de la grammaire ni de la syntaxe.

Je veux retourner dans ce pays équipée de meilleures bottes de hiking et d'un homme ( ou d'une fausse barbe extrêmement réaliste).

J'ai appris que :

Il n'y a pas une Turquie, mais bien 3450985400. Une nationalisme très fort ne peut pas effacer 6000 ans d'histoire.

Il y a un tourisme interne très fort. Ce qui veut dire qu'un endroit réputé pour être "touristique" peut être en fait bonder de touristes...turcs. C'est surtout le cas pour la Mer Noire. (Un véritable paradis en passant... s'il ne pleut pas!)

Il y a une "tourist road", un peu comme au Vietnam, qui part de Istanbul, fait les villes de la côte ouest, où il y a les ruines les plus célèbres, arrête dans Cappadocia, et retourne a Istanbul. En dehors de cette zone, vous pouvez facilement être le seul étranger à des miles à la rondes. Les premiers touristes avec qui j'ai été obligés de cohabiter, c'était dans Cappadocia, après 1 mois et demi de voyage. Faire du "off the beaten track" est très facile, car les autobus vont partout. Comme je l'ai dit, les Turcs voyagent beaucoup dans leur propre pays. Parlant de Cappadocia, oui, c'est magnifique, mais j'ai trouvé que c'était "over rated" en comparaison avec la beauté sauvage du sud-est.

Pour l'anglais, c'est un peu comme au Québec. Tout le monde l'apprend à l'école, mais tout le monde ne le parle pas nécessairement. Si à Istanbul (comme à Mtl), pratiquement tout le monde parle bien anglais, dans un petit village, c'est une toute autre histoire. Ceci dit, les gens vont toujours être là pour vous aider et vont faire de leur mieux pour vous comprendre.

Par rapport à l'Islam, bien il y a religion, tradition et culture. Des femmes voilées, il y en a vraiment beaucoup. La plupart des étrangers n'ont pas cette impression, car ils sont restés sur la route du touristes, qui n'est franchement pas très représentative. La très grandes majorité de ses femmes portent le tchador ou le hijab, très coloré, avec de longues jupes ( et des legging en dessous en cas de coup de vent) et de long manteau. Quelques femmes portent le niqab ou une version lousse qui laisse voir le nez. Beaucoup font la totale ( prière 5 fois par jour, ramazan, aucun alcool, et tout et tout). D'autre aussi sont aussi musulman que je ne suis catholique... ce qui veut dire, pas du tout. D'autre aussi ne font que le Ramazan, parce que c'est une tradition, un peu comme Noël. La religion est autant personnel, que familiale, que global.

Prête pour l'Union Européenne? Oui et non. La "tourist zone" l'est, assurément, mais plusieurs années doivent être données à ce pays. Parce que dans le sud-est, il y a encore des crimes d'honneur. Parce qu'il y a le tabou du génocide arménien. Parce qu'il y a la loi 301. Parce qu'il y a la non-reconnaissance des Kurds. Parce qu'il y a des Kurds qui y répondes par des bombes. Mais il y a aussi une jeunesse forte, motivée et assoiffée de changement. Des femmes qui mettent leur couilles, au diable la tradition. Une modernité qui s'installe par mottons. J'y retournerai, pour sûr.

dimanche 5 septembre 2010

Derniers jours a İstanbul...

5h30 du matin, je debarque a Istanbul. Magnifique meme a une heure que je deteste autant. Je suis mentalement prete pour mes deux dernier jours, qui devraient etre pas mal occuper: magasinage + photos des trucs touristiques que j'ai pas vue lors de ma premiere visite.
Fail. Fail. Fail. Premier matin, je me reveille, regarde l'heure... midi. Damnit! Je cours au bazaar, et perds beaucoup trop de temps a magasiner 2 manteau de cuir qui finalement sont beaucoup trop cher. Le gerant m'aime la face et est pret a me laisser les deux manteau pour genre le 1/5 du premier prix. Je dis que je vais revenir avec ma visa, mais oh-que-je-suis-pas-sure, parce que c'est quand meme 200 piasse... et que c'est le prix de mes cours de danse...je vois des bottes pas tres chere et change d'idee. J'ai acheter des trucs, mais pas trop parce que SWİSS airlines charge 15euros par kilos d'exces! Et je me rammasse un paquet de numero de telephone de Turc (inserez ici ma face de fille qui abandonne en roulant des yeux tellement fort qu'elle a peur que ses yeux restent pris).
Le soir, on sort. Je rencontre Allison, une americaine de Boston, la meilleure amie de mon hote. On a les meme cheveux et la meme tendance a faire le party hardcore. S'en suit une soiree folle, dont je vous epargne les details. De toutes façons, je ne me souviens pas de tous ces details... Le resultat est quand meme que je me reveille a 3h00pm avec une infection a l'oeil gauche. Et il pleut. Tant pis pour les photos! Je reviendrai un jour. Parce que ça, c'est sure. Istanbul est ma ville preferee.

jeudi 2 septembre 2010

L'angoisse des fournitures scolaires.

Hier, je suis allee avec Cenk a l'universite. Premiere constatation: l'ecole, ca sent pareil partout. Plus tot, a l'epicerie, y'avait des fournitures scolaires. Ca aussi ca sent la meme chose partout. Memoire sensorielle: j'angoisse. J'avais mes moments "oh-my-god-dans-une-semaine-je-suis-de-reour". Mais la un autre genre de moment vient de me pogner: "oh-my-god-dans-2-semaines-je-commence-ma-maitrise". Et voila, je stress. Je focus sur le fond ou la forme? Comment je fais pour focuser sur mon sujet? Et, merde, j'ai envie de changer de sujet. Ah pis non. A pis oui. Ahhhhhhhhhh! Je fais quoi avec ma vie? Ahhhhh! Si je pouvoir juste fuir et partir en voyage... minute, je suis en voyage! Ahhhhhhh!

Je commence lentement a etre nostalgique. Du genre: c'est la derniere fois que je mange un pouding au chocolat en Turquie. Mais il me reste quelques jours, j'en profite. Bon a Ankara, je l'ai dit, je fais pas grand chose, de toute facon, meme Cenk le dit que y'a pas grand chose a faire.

Je passerai mes deux derniers jours a Istanbul. Je vais y faire mon magasinage de Noel. Vous avez deja remarquer comment n'importe quelle bebelles devient un beau souvenir quand c'est acheter dans un autre pays? En passant, c'est le moment pour les demandes speciales.

dimanche 29 août 2010

En route vers Ankara

Vendredi soir, je prends un bus de nuit pour Ankara. Mais voila, apres une journee a tourner en rond et a pas faire grand chose d'intelligent, j'ai le cerveau un peu ramolli ( a moins que ce soit a cause du PABA!). J'arrive a l'otogar (gare d'autobus) et me depeche d'aller porter mon dans le bus sur lequel est ecrit: Ankara. Et je cours au toilettes. Peut-etre etait-ce l'appel tres pressant de la nature qui m'a fait oublie un detail: regarder le nom de la compagnie du bus sur le dit bus. Je grimpe dans le bus dans lequel je me souviens avoir mis mon sac ( ben je pense... oui, mon sens de l'orientation est a ce point pourri. Arretez de me juger.). En regardant mon billet, l'hote-de-terre me dit que je suis dans le mauvais bus, je dois prendre l'autre. Evidemment, j'oublie de faire changer mon sac de bus. J'y pense durant le trajet et me dit que, bon, anyways, les 2 bus s'en vont au meme endroit et devraient arriver en meme temps et que peut-etre mon sac est dans le meme bus que moi et que je ne me suis pas trompee la premiere fois... Fort. Tres tres fort. Evidemment, a mon arrivee a Ankara, pouf, pas de sac. Le staff du bus ( qui ne parle pas anglais) panique. Moi moins, je sais que mon sac est juste dans un autre bus, qui n'est pas encore arrive ou est arrive avant. Mais le hamster dans ma tete se fait aller, j'imagine mon vole ou pire, kidnappe par la police comme un colis suspect et j'imagine la dite police fouiller dans mon sac, a travers mes bobettes franchement pas ramadan-friendly, et prendre mon sac de craie a escalade pour une quantite plus que respectable de coke. C'est la qu'un passager du bus ( qui "parle" anglais) m'aide. S'en suit une course dans l'otogar jusqu'au guichet ou acheter les billets ou un monsieurs call un monsieur qui en call un autre. Apres 15 minutes d'attente et la classique discussion: what is your name-where are you from- what is your job, le monsieur donne a mon helper une cle. Re-course deux etages plus bas pour trouver un locker ou se trouve ma coquille d'escargot de 50 livres. Youhou! Mais maintenant, je dois me rendre chez Cenk. Trouver le spot a "servis" ( shuttle). Au dernier etage ca me dit de descendre et a l'etage en-dessous y'a aucune indication. Je tourne en rond comme une cruche avec ma face de fille qui a dormi 4 heures dans un bus et a pas vraiment pris de douche depuis trois jours ( sauf l'affaire pour se rincer en sortant de la plage...). De super bonne humeur je suis. Je decide de juste sortir par une porte au hasard et je trouve le panneau "servis" par terre, a cote de la porte. Je finis par me rendre a bon port et apres avoir emprunter le cell d'un dude qui travaille au bureau de taxi, Cenk arrive et je me rends enfin chez lui. S'en suit une douche de 35 minutes et une sieste de 6 heures, en plus d'un festival d'episodes de Friends. C'est familier et ca fait du bien. Et vous savez quoi? J'ai pas vraiment l'intention de faire quoique ce soit d'autre.
Et voici quelques photos de Sinop:

vendredi 27 août 2010

L'agres de Sinop

En arrivant a mon caping, oh que je trouvais ça merveilleux. Une petite plage familiale, avec un terrain de camping. Mais voila, merci Murphy, y'a toujours quelque chose qui gosse. J'aurais cru etre ennuyee par un couple de hippies français ( NOoooooooooooOOOOn! Pas eux!! ;) ), mais non. Je ne l'ai ai pratiquement pas vu et je n'ai meme pas eu besoin de faire semblant de ne pas parler français avant qu'ils partent. Mais non. La roche dans mon soulier, c'etait Mehmet. Au moins le 3e Turc que je rencontre qui s'appelle comme ça. Monsieur-petit-gros-fin-trentaine-qui-parle-anglais-juste-assez-pour-me-faire-***. Autrement dit, un agres. Je me faisais bronzer relaxe ( avec ma creme solaire turque qui, tabouere, contient du PABA. Je m'en suis rendu compte ce matin. Je peux ben trouver que je bronze bien avec ça. J'en ai pour des mois a me chercher des melanomes...) quand j'entend le fameux combo -where-are-you-from/what-is-your-name? Je reponds poliment aux questions, donc chose-bine s'assoit. Apres une dizaine de minutes il part et je me dis que je vais avoir la paix. Au pire c'est juste drole. MAİS NON! Parce que 30 minutes plus tard il revient! Avec une serviette (criss il s'installe) genre d'hybride pizza-panini et un coke. Pour moi. Osti, il a pas voulu comprendre quand je lui ai dit que j'avais pas faim. Mais c'est le Ramadan, donc lui ne le mangera pas. Et j'aime pas le gaspillage. Et bon, c'est de la bouffe gratuite. Donc je mange le dit sandwich ( qui goute bon mais qui contient un genre de saucisson totalement indigeste, le meme saucisson qui m'avait forcee a une demi-journee off sur ma ferme #3. ) et je me force pour boire le Coke. A-R-K-E. Tse le gars a vraiment aucune chance de scorer avec moi!! J'ai beau tout faire, il reste la. J'essaie la technique anti T-rex ( Faire le moins de son et de mouvement possible), mais rien a faire. On peut meme pas avoir une vraie conversation, son anglais est a peine meilleur que mon turc! D'habitude je me fis a ma face tellement expressive que n'importe qui peut savoir ce que je pense, mais, j'ai decouvert que ma face-de-fille-tannee est la meme que ma face-de-fille-avec-le-soleil-dand-la-face. Et J'Aİ le soleil dans la face. Finalement, apres 2 heures, il s'endors tel un morse barbu, et je me pousse. Mais l'histoire ne fini pas la. Je suis en train de faire mon souper ( une gastronomique salade de thon+concombre+tomate dans son propre jus) quand il arrive. İl a pas compris que je m'etais pousse on purpose. Il veut qu'on aille dejeuner le lendemain. (Tse, dans'vie, y'a des gars qui sont pas vites.) Je dit que je ne sais pas encore ce que je vais faire le lendemain, ni a quelle heure je vais partir en ville. Il part avec une face de gars qui a toujours pas compris. Ce matin, je me leve, packed mes trucs et ME POUSSE en vitesse fleche-de-feu. Resultat: il me reste encore 11 heures a attendre mon bus de nuit. Pas grave, Sinop est comme un petit caramel. Cute, agreable, facile. Et la Mer Noire des deux bords de la ville.

Devinette: Qu'est-ce qu'on amene en camping? Un frigo, un micro-onde, un sofa et une TV. Et je deconne meme pas.

***Les photos viendront ce soir...

mardi 24 août 2010

2 nuits en prison







Ne paniquez pas. Je n'ai pas ete arretee pour grossiere indecence (meme si dans certains coins ce n'est pas trop difficile), ni insulte le drapeau (parce que oui, c'est illegal. Theoriquement les jokes de Turcs le seraient aussi. J'en connais qui devraient faire attention! haha!), ni slugger un moustachu au regard trop lubrique ( meme si oh que la tentation a ete forte...). La prison, c'est une metaphore. Je suis d'meme moi, je fais ça de la poeterie. C'est qu'a ma troisieme ferme, au 3 jours, une tante est morte. Alors le jour meme toute la famille est partie pour la journee et ils sont repartis le jour suivant aussi. Ils nous (par nous j'entends moi et Marie, une Allemande qui a etudie a Istanbul et a cote de qui j'ai franchement l'air d'une naine) laisse de la bouffe. Le probleme est que de 1, on est 2 filles. Et que, selon une certaine mentalite qui fait pas mal loi dans les villages, ben on peut pas rien faire seule sans risquer de se blesser ou de tomber enceinte genre. J'invente un peu, mais reste que la famille etaient pas trop a l'aise a ce qu'on aille se promener sans personnes a la maison. Et de 2, la ferme est dans un trou. Genre au fin fond d'un rang d'un village en balieu de Terme, une ville de genre 12 000 habitant. Donc, anyways, y'a pas grand chose a faire.

J'ai quitter plutot que prevue, parce que la plage de Sinop m'appelait et parce que Marie s'en allait et que rester seule avec la famille ne me tentait pas. Y'avait quelque chose de louche. Pas juste le deuil, plutot comme si ils avaient des problemes quelconques entre eux. Les deux soeurs petaient souvent leur coches et l'ambiance etaient pas full party mettons. Et c'etait le ramazan. L'hypoglycemie ça aide personne. Je m'etait habituer a ne jamais rien comprendre ( j'y trouvais meme un certain divertissement), mais avec Marie qui parle turc et qui, meme si elle comprend assez bien la langue comprend fuckall le pourquoi du comment, ça devient lourd. Et la mer est loin.
Premiere constatation en arrivant sur le bord de la mer noire? C'est vert! Des arbres robustes partout, pas juste des ti-buissons comme dans le reste du pays. Deuxieme constatation? Qui va en lien avec la premiere? C'est humide! Et il pleut! Maşs la mer noire. Mmmmmmm, la mer noire. D'abord elle est tres bleue, meme un peu turquoise par endroit. Et surtout elle n'est touristique que pour les Turques, ou presque. Rien a voir avec la mer Egee ou la Med. Je campe donc sur un terrain de camping ( pour vous rassurez que, non, je ne plante pas ma bebe tente n'importe ou) a 50 metres de la plage. Je vous reviens dans mon prochain post sur l'art de faire du camping selon les Turcs et sur la charmante ville qu'est Sinop!
Et la je vous trouve cheap sur les commentaires!!! Ceux qui n'en ont pas laisse encore, j'aimerais ça! Et si vous avez des questions, c'est le moment de les poser! Il me reste un peu moins de deux semaines!