dimanche 9 décembre 2012

Mel Safari




Escalier entre des cases peintes
À la maternelle, des petits comiques m’appelaient Mélissa Safari. Franchement pas très recherché comme jeu de mot. Ceci dit, vingt ans plus tard, j'en fais finalement un, un safari. Pour la fille qui vire folle en voyant un ptit chat, je vous laisse imaginez quand je vois un bébé singe vert ou un bébé éléphant.

C'était le voyage culturel de la mi-stage, qui marque, comme son nom l'indique, la moitié de mon stage avec Oxfam. Nous sommes donc partie, toutes les stagiaires, en direction de la ville de Pô, au sud de Ouagadougou, pas très loin de la frontière avec le Ghana.

Le périple a commencé par une visite d'un village traditionnel, avec les maisons peintes de divers motifs, tous représentant des aspects importants du quotidien. Nous avons ensuite passé la nuit dans un genre de camping équipé de reproduction de ces dites maisons. Il était possible de dormir sur le toit et j'en ai profité pour rater des longues expositions de nuit.
Auto-portrait au sommet du pic. Au loin, le Ghana

Le lendemain, nous passons par le pic de Naori ( ou quelque chose du genre ). Mine de rien, un petit 400 mètres, dans une géographie généralement très plate, ça permet de voir très loin. Nous étions suffisament proche du Ghana pour recevoir un texto de la compagnie de cellulaire, nous welcomant in Ghana.

Et puis, ENFIN, direction le parc Nazinga, une réserve fauniques où la chasse est permise dans certaines zones. Nous n'avons même pas le temps de parcourir la distanca entre la barrière et le campement que, pouf, un troupeau d'éléphants apparaît! Envoye sur le top du 4x4 avec la DSLR. Petite note technique: mon ancien professeur d'anglais et voisin, et amateur de safari, m'avait conseillé un bridge ( gros zoom intégré et pas de mise au point à faire ). Ben il avait raison. Je m'en suis sortie, mais faire une mise au point manuel, sur un pickup, avec des filles qui crient tout autour, c'est pas si évident.Et la mise au point automatique, avec les arbres, les hautes herbes et les couettes de cheveux de stagiaires, on oublie.

Traversée de champ de coton... à défaut de champs enneigés
Arrivée au campement, on rencontre notre guide, un Peul scarifié qui spot absolument tout dans la brousse, puis on rembarque sur le toit du 4x4. On revoit nos amis les éléphants, qui n'ont pas trop envie de nous inviter à leur 5 à 7, semble-t-il. Ça barit, ça gronde, ça fait même des feintes de nous charger! Pas de danger, dit le guide... tant qu'on arrête pas le moteur et qu'on descend pas du 4x4. Et puis, au milieu des pachidermes fâché, un mini mini bébé éléphant! Il arrive même pas au genou de sa mère! On finit par partir avant de trop énerver le troupeau.

Plus loin, nous avons vu des waterbouk et autres antilopes. Puis, mon souhait s'est réalisé: au milieu de la route, une maman phacochère qui allaitaient ses bébés! La femme de Pumbaa ( ou plutôt ses co-épouses, il y en avait deux ) et leur enfants, avec leur grosses têtes et leur mini défenses!

Singe rouge semi-domestique. Ça paraît pas, mais il est attaché.
Retour au campement pour une petite bière et de la pintade. Le lendemain matin, nous refaisons une visite, moins concluante. Encore des antilopes ( dont une maman avec son petit), mais aussi des singes, au loin. Un bébé singe vert a essayé de pisser sur le 4x4 quand nous avons passé sous lui.

En sortant du parc, sur le bord d'un étang, il y avait quelques babouains, avec leur tête de chiens de garde et leur démarches ben relax.

La mi-stage ne s'est pas terminé ainsi. J'écrirai plus tard pour la visite d'une ferme d'élevage expérimental, la rencontre des crocodiles sacrés, et l'absence total de norme de sécurité entourant les animaux sauvages et potentiellement dangeureux au Burkina.

1 commentaire:

André a dit…

WAW Chanceuse! Ça l'air vraiment trippant!...

Coudonc, as tu miagris???

Et définitivemen ça va prendre des photos!

Continue a écrire au moins, c'est super intéressant et rigolo!

XXX