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| Bébé éléphant d'environs cinq mois |
La mi-stage, c'est aussi le temps pour moi de faire le point. Côté moral, tout est resté assez stable. Je n'ai pas eu de gros choc culturel et je me suis adaptée assez facilement et assez rapidement. Côté forme, ça va. J'arrive toujours à faire mon
inverted V et mon
aprentice quand je me trouve une pole, mais mon
shouldermount n'est plus au point. Les pieds quitte bien le sol, mais n'arrive plus à la pole. Et le tout avec une swing car en force je n'arrive plus à faire grand chose. J'ai beau faire presque une heure et demi de vélo par jour et faire un peu de musculation le week-end, rien ne remplace trois ou quatre soirée au studio de pole (je m'ennuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie). Quand je me retrouverai un contrat comme coopérante, je traîne ma pole, c'est aussi simple que ça.
La santé va bien, je n'ai même pas eu de petite tourista. J'ai vomi dans l'autobus une fois, mais dans mon cas, ça n'a absolument rien de bien tropical. Je ne sais pas trop si j'ai maigri ou grossi, mais j,ai rétrogradé de soutien-gorge.
Le job est toujours aussi intéressante. Évidement, tout est différent du Québec : la gestion du temps, la notion d'efficacité, la hiérarchie, etc. Mais c'est bien ça qui rend l'expérience si enrichissante.
Revenons donc à nous moutons, ou plutôt, à nos crocodiles.
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| C'est comme une grosse sacoche. Et non, il n'est pas empaillé! |
En partant de Nazinga, nous sommes arrêtez dans une ferme expérimentale. Le but de la ferme : 1.Élever du gibier dont la viande est recherchée et permettre à des villages d'en faire l'élevage (le gibier est beaucoup plus rentable que les moutons ou les chèvres). 2. Constituer un baisodrome à animaux qui se font de plus en plus rare dans les réserves, un genre de motel cheap pour caracal et hyènes tachetées.
À la base, la ferme n'est pas faite pour être visitée. Il n'y a pas d'infrastructure et la petitesse des cages peut choquer. Le guide qui nous a fait faire la visite n'était pas non plus un biologiste, ce qui fait que beaucoup d'informations n'ont pu être donné. Ça m'a permis de rencontrer Juliette, une pauvre femelle chimpanzée qui a été donné à la ferme. Un imbécile de Ouagadougou avait un chimpanzé comme animal domestique et s'est rendu compte que ce n'était pas particulièrement approprié... Ils attendent de lui trouver un mâle, et de lui construire un enclos pour éventuellement réinsérer des petits chimps dans la réserve du parc W, où ces singes se font, comme dans le monde entier d'ailleurs, de plus en plus rare.
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| Couché de soleil sur la marre aux crocodiles sacrés |
Par la suite, nous sommes retourné à Ouaga. Le lendemain après-midi, après une formation au siège d'Oxfam, nous devions aller au Musée national. Comme moi et une collègue y avions déjà été, et que ce n'est pas particulièrement palpitant comme visite, cette dernière à suggérer la mare aux crocodiles sacrés.
Je m'attendais à un truc comme on en trouve dans les Everglades. Un gros croco relativement apprivoiser avec un guide, et des crocos dans une mare, séparés par un grillage... mais non. Ici, fuck ça la sécurité minimal. Les gens se promènent autour du lac, avec des crocos un peu partout, sans aucune protection. "Ils sont sacrés et donc ne s'attaquent pas aux gens". C'est beau la foi. Faut dire qu'ils leur donne sans cesse des poulets, et que pour des animaux qui normalement mangent une fois par mois, ils ne ressentent pas tant l'envie de croquer du
nassara. Le clou du spectacle est la chevauchée du plus vieux des crocodiles, qui aurait au-dessus de cent ans.
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| Mon premier collier touareg...et probablement pas le dernier |
Après que chacune soit passé devant le kodak en s'assoieyant sur le croco ( même pas une joke ), on a voulu faire une photo de groupe. Comme j'étais une des plus à l'aise avec la bête, j'avais la main pas très loin de la tête. Le croco était pas trop à l'aise et à bouger lentement la tête, déclenchant l'hystérie de la gang de fille. Ça courrait et ça criait, et je me suis retrouvé un peu coincé entre le croco et une fille qui criait, à en perdre ses gougounes. Heureusement, l'ancêtre ne s'est pas vraiment fâché et n'a pas
snapper dans le vide en emportant un bout de Mel.
Le lendemain, après un
meeting sur le bord d'une piscine (
life's so hard), nous sommes arrêtées chez la coordonatrice qui recevaient la belle-famille, afin de voir les bijoux touareg que sa belle-mère vend. J'ai viré folle ( je ne suis pas la seule d'ailleurs) et ai acheté un collier et deux pairs de boucles d'oreille, le tout 100% argent. Faudrait que je gagne un prix ou un truc du genre pour le porter dans un grand gala et faire ma fraîche.